Le château de Versailles, splendeur de l'art classique, abrite l'exposition Jeff Koons, artiste newyorkais pour autant que le qualificatif d'artiste soit un mot convenable.
Cet artiste qui n'en a que le nom et non le talent, utilise avec une intelligence d'homme d'affaire la bêtise de ceux qui l'admirent. Ce qui prouve une fois encore que
le snobisme bobo occidental n'aura jamais l'esprit assez critique pour faire la différence entre buziness blin-bling et le génie artistique.
Admirateurs snobinards, galeristes trafiquants d'art, flatteurs pudibonds et autres moutons de panurge, vous bavez d'admiration devant un homard géant suspendu au plafond
d'un salon XVIII ième ou un aspirateur installé sur une commode Denizot, alors que l’œuvre d'art c'est bien les lieux qui hébergent cette bibeloterie. Retirer l'écrin, il ne
restera qu'un "tas" d’objets sans valeur juste pour amuser la galerie. Si Koons à un génie, c'est bien de se payer la tête de la société qui l'encense à coups de 20 millions de dollars.
Bravo l'ami ! Vous avez tout compris des rapports qui lient l’homme moderne à l'art contemporain, un vaste marché où l'argent est le maître mot. Heureusement, le temps fera le tri
pour ne garder que le meilleur, Versailles.