Ce que j'attends d'un Livre Electronique Idéal (article déposé à la société des gens de lettre)
Je lis des livres papiers plusieurs heures par jours, dans les transports, sur mon sofa, au lit, sur la plage, dans la cuisine, etc. Il ne tombe jamais en panne et ne fait pas mal aux yeux ey reste agréable au toucher comme à sentir, C'est presque sensuel. Il présente bien des défauts surtout quand on souffre de presbytie ou de mal voyance. Il est une ruine écologique en terme de pâte à papier à la fabrication trop gourmande en eau et en énergie.
Voilà des années que les constructeurs d’ordinateurs proposent de manière récurrente, leurs derniers livres électroniques au succès toujours contestable pour ne pas parler de flop commercial. Pourquoi ?
Les lecteurs ne sont pas tous rompus aux arcanes de la bureautique. J’enseigne l’informatique à des gens pour qui l’ordinateur est une bête noir, trop complexe et qui leur fait peur par un usage trop technologique. Ils sont comme une poule devant le « Daily telegraph ».
Voilà ce que j’attends d’un livre électronique.
Le poids
En vérité le poids n’est pas un handicap majeur, parce que le lecteur est habitué au poids des livres papiers. Curieusement, la notion de poids est liée à la nature du produit. Si nous acceptons de tenir en main un pavé de 1500 pages, quelques dizaines de grammes en plus pour une calculette ou un « téléphone portable » paraissent insupportables. C’est tout simplement suggestif. Si les constructeurs conçoivent un livre électronique ayant la forme d’un livre, l’usager ne fera de remarque quant à son poids. En revanche si le produit ressemble de trop près à un ordinateur portable ou à un « Sel-phone », le poids deviendra critique.
La forme
Depuis que l’homme imprime des livres en papier, la forme n’a jamais changée, plus ou moins grand mais toujours la même. On prend l’ouvrage en main, ou l’ouvre, on le tient à deux mains parce que l’ergonomie du livre est en adéquation avec la morphologie de l'homme. Ce qui n’est pas le cas pour les livres électroniques actuels qui ne sont que ne simples Computers en réduction munis de quelques boutons, pas pratiques, pas agréables et surtout pas adaptés à notre usages, encore moins à la préhension manuelle. Le seul qui à compris cela est le concepteur de la DS Nintendo.
Ce livre électronique devra avoir :
Le livre électronique doit rester un livre et pas une machine à tout faire comme l’Ipod ou tout autre gadgets inutiles.
Le chargement des œuvres. Deux possibilités :
Voilà c’est tout, ce n'est pas trop
Alors Monsieur l'inventeur de génie de l’Apple, faites un E-book aussi simple que cela et vous en vendrez des centaines de millions. Un dernier point important son prix : Il doit être abordable c’est à dire moins de 150 $ ou 100 euros sinon aucun succès commercial possible. Qui lit ? 7% de la population pour lesquels 150 $ n’est pas un problème.
Utiliser un livre électronique doit être à la portée de ma grand mère.
Voilà Monsieur Jobs. Qu’en pensez-vous ? Je sais que vous êtes surbooké (expression française pour exprimer un emploi du temps plus que chargé) et si mes propositions trouvent quelque intérêt auprès de vous, je serai bien aise de le savoir.
Georges Viguier, un informaticien lecteur.