Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Stupides français !

Si la France peut, à juste titre, tirer quelques prestiges de ses gloires passées, la grandeur faisant naître l’orgueil et le déclin l'amertume, sa dégringolade devrait susciter davantage d’humilité, d’ouverture d’esprit et de changement de comportement. Hélas, il n’en est rien. La conscience politique du français moyen comme de sa situation économique en déroute est à peu près équivalente à celle d’un troupeau de moutons qu’une meute de loups attaque. Il se fait manger la laine sur le dos en claironnant des cocoricos imbéciles au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, valeurs du passé qui ne sont  plus que l’ombre d’elles-mêmes. Être et avoir été, tout est dit dans cette vérité qui résume nos états d’âme où l’intelligence fait cruellement défaut.  La sagesse aurait voulu de ces défaites à répétition et de ces cuisants échecs, qu’on éradiqua ces loups qui nous gouvernent. Autant demander à un fauve affamé d’abandonner sa proie et d’aller brouter l’herbe de nos belles campagnes. Il faut accepter notre propension à ne rien faire sinon d’attendre, admettre notre aveuglement qui n’a d’égale que notre arrogante suffisance. Hélas, le français éduqué à l’aune de Voltaire et Montesquieu, de ses victoires passées et de son conservatisme notoire, a une sainte horreur du changement, de croire naïvement que l’état providence trouvera les ressources nécessaires au redressement du pays alors qu’il le saigne à mort.

Retraite, violence des quartiers de misère, chaumage galopant, racisme, peur d’un terrorisme inexistant savamment mis en scène, lendemains de catastrophes climatiques improbables, tout cela n’est que caches misères, alibi et propagande bien organisés par un gouvernement à la solde d'un capitalisme vorace. Tel Don Quichotte trucidant des  épouvantails, nos combats sont à côté des réalités. Alors qu’il faudrait mettre à plat toute notre économie, réformer en profondeur nos industries, nos systèmes financiers et notre politique salariale et sociale, nous agitons les bras face des moulins qu’on nous sert comme ennemis. Et nous, aussi bêtement que les brebis du préambule, de se jeter à corps perdu  dans des abîmes qui nous engloutiront.

Georges Viguier, un français du troupeau

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article