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Chronique N° 24

20 - Chronique Littéraire 15’’

Langues sans frontière est le dernier livre de Georges Kersaudy. Au pays tarnais où l’on est polyglotte, ce livre devrait intéresser plus d’un lecteur, non pas à cause de son prix de 23€ qui est trop élevé mais par l’érudition dont fait preuve ce jeune universitaire de 91 ans. Ce qui prouve qu’on peut garder un esprit clair, créatif et d’une grande fraicheur au même titre que Stephen Hessel 95 ans, Edgar Morin philosophe et sociologue de 91 ans et Robert Castel avec ses 82 ans qui fait figure de petit garçon chez les nonagénaires. Qui d’autre pouvait écrire « Langues sans frontière » à part Georges Kersaudy ce brillant linguiste ? Peut-être Claude Hagège, autre brillant chercheur qui parle lui aussi une cinquantaine de langues dont l'arabe, le mandarin, l'hébreu, le russe, le guarani, le hongrois, le navajo, le nocte, le pendjabi, le persan, le malais, l'hindi, le malgache, le peul, le quechua, le tamoul, le tetela, le turc et le japonais. 78’’

21 - Akikaze no kyoku 45’’…..puis en sourdine

Sachant qu’un universitaire connaît environ 40.000 mots compréhensibles dans sa propre langue. Georges Kersaudy qui est un traducteur exceptionnel, maîtrise parfaitement cinquante langues. Nous français moyen qui avons déjà du mal à baragouiner l’anglais, on se sent tout petit face à ces monuments de la littérature et de la connaissance. 50 langues pour un homme instruit et expert linguiste qu’il fut aux Nations Unies et au Conseil de l’Europe, c’est connaître la définition exacte d’environ 2 millions de mots. Je ne sais pas si vous vous rendez-bien compte de ce que cela représente 2 millions de mots. C’est maîtriser pour chaque mot l’orthographe, la syntaxe, la sémantique, l’étymologie et la correspondance dans toutes les autres langues. Cela force le respect, l’admiration et l’humilité. Il n’y a rien à ajouter, chapeau bas, c’est tout simplement prodigieux ! 63’’

22 – Magnificat 1’54’’                     

Où se situe la limite entre l’érudition et le génie ? De telles capacités sont l’expression même de dons multiples tels qu’une mémoire exceptionnelle doublée d’une intelligence hors du commun, deux qualités naturelles indispensables. Mais ce n’est pas suffisant pour faire un érudit, il faut travailler énormément. Même un gosse doué devra travailler s’il veut avoir son baccalauréat. Travailler !  Kersaudy, Morin Hagège et autre Hessel en savent quelque chose puisqu’ils ont passé leur vie à travailler…. Beaucoup travailler ! Mais revenons au livre de Georges Kersaudy « Langues sans frontière »

Son ouvrage s’articule autour de trois parties :

  1. Faits méconnus, idées reçues et aspects nouveaux.
  2. Problèmes et solutions, méthodes d’apprentissage.
  3. Vocabulaire parallèle de 39 langues d’Europe.

La première curiosité est la dédicace en deux langues dont la première suscitera probablement des interrogations :

"Al la multlingvaj gestudentoj de la tria jarmilo". Ce qui veut dire "Aux étudiants multilingues du troisième millénaire".

Un livre brillant, excellent à ne pas manquer assurément   76’’ (406’’)

Belle chanson brésilienne avec Maria Bétania :

23 - Amor de sede  - 2’56’’

Traduction et interprétation

Georges Kersaudy évoque, entre autres, les problèmes et les difficultés de la traduction. Il cite une anecdote qui s’est passée en 1945 aux nations unies qui attribue à l’un des premiers interprètes de conférences, un nommé Kaminker, une réplique étonnante en vers un orateur :

L’orateur interpelle l’interprète :

- Mais, ce n’est pas ce que j’ai dit !

Et l’interprète de lui répondre :

- Non, mais c’est ce que vous auriez dû dire !

C’est pour le moins culoté de la part d’un traducteur. Au-delà de cette anecdote, des cas bien réels de traductions douteuses sont nombreux. Le Premier président du Parlement européen (1952), Paul-Henri Spaak avait déclaré : "Les interprètes nous font dire ce qu’ils veulent". La première édition d’un document aussi essentiel que le Traité de Maastricht  dut être détruite à cause de la traduction qui laissait à désirer. Si La seconde traduction de ce traité est peut-être meilleure, il n’en demeure pas moins que les européens ont été roulés dans la farine par un texte constitutionnel qui fait la part belle aux financiers, ce que nous allons développer dans la chronique du net 78’’

24 – Tender years  - 2’25’’

16h43’’
30 - Chronique du Net : 15’’

Au thésaurus du jour : Bankstère ou la suite du Blog d’Etienne Chouart.

Bankstères, c’est le doux qualificatif donné par Etienne Chouart aux banques gangsters. La semaine dernière, et dans cette même chronique du net nous avons abordé le premier point d’une longue et très sérieuse étude menée par Etienne Chouard sur un sujet qui fait le quotidien banal de notre actualité, Le Chômage en Europe. Il nous propose un éclairage nouveau sur la politique européenne, sa finance et les lois qui régissent à ce jour 27 pays membres et pas tous d’accord. Vous pouvez consulter le blog d’Etienne Chouard dont voici le lien internet http://savoircpouvoir.over-blog.com. 50’’

31 – Sonate N° 2 allegro vivace 20’’….Je garde le micro

La politique des très riches ou comment se faire enfumer ? Enfumer vous l’aurez compris est le synonyme élégant pour ne pas dire ce à quoi vous pensez…Bon, c’est en ces terme qu’Etienne Chouart , brillant professeur d’économie, de droit fiscal et d’informatique nous énonce avec simplicité ce qui est complexe et indigeste.  Il s’est distingué lors du référendum de 2005 par ses analyses concernant le traité de Lisbonne gravant dans le marbre les articles de la constitution européenne. Et quand on parle de marbre on sait combien cette pierre est dure. Le premier point démontrait avec beaucoup de simplicité comment l’Union Européenne encourageait le chômage de masse établissant une corrélation directe entre précarité de l’emploi et inflation aboutissant à l’équation suivante « Moins de chômage plus d’inflation, plus de chômage moins d’inflation ». Il reste neuf autres sujets qui mériteraient à eux seuls qu’on y consacre de longues heures. Nous ne rapporterons que l’essentielle de cette étude dont le sujet du jour et second volet de ce décalogue économico-financier : « La création monétaire est abandonnée aux banques privées au qualificatif éloquent de Bankstères, les banques gangsters » 87’’

32 – Symphonie N° 9……….Je garde le micro  en sourdine

Constat : Les institutions européennes interdisent aux états de faire des emprunts auprès de leurs banques centrales. Bon ils ne peuvent pas et alors en quoi c’est gênant ? Explication. Quand un état emprunte auprès de Sa banque centrale, en l’occurrence la Banque de France pour nous les français, la banque centrale lui crée de l’argent que l’état lui rembourse avec les impôts et recettes et cela pratiquement sans intérêts et le peu d’intérêts générés reste dans le pays, ce qui n’occasionne pas de dette extérieure. Ainsi, les états ont beaucoup de marge avec un argent peu coûteux. Aujourd’hui, quand un état européen doit emprunter pour construire un TGV, une autoroute, un financement public, etc, il a l’O BLI GA TION  de le faire auprès des marchés financiers privés, emprunts qui génèrent des intérêts colossaux versés à ces mêmes établissements privés. Le plus grave c’est que le taux d’emprunt assujetti au marché n’est pas à l’abri de la spéculation boursière. Vous commencez à entrevoir le très très gros problèmes ! ! !  79’’

33 - LEO 1    10’’…Je garde le micro

Ainsi, ces intérêts deviennent rapidement insupportables, s’imposent même comme outils d’oppression des états par les riches. Les plus riches parmi le commun des mortels sont les commerçants, les plus riches parmi les commerçants sont les multinationales et les plus riches parmi les multinationales sont les banques et cela date depuis le 17ème siècle, institutions constituant le plus gros du marché financier international.  Hors, par l’application de l’article 104 du traité de Maastricht, les états ne peuvent plus créer leur propre monnaie, article 104 devenu article 123 du traité de Lisbonne. Cela a pour effet de placer ces états en grande servitude. Ainsi, la seule possibilité d’obtenir de l’argent ne peut se faire qu’auprès des plus riches, ce qui va à l’encontre de l’intérêt général et qui est une trahison, un sabordage absolu, le retour de la monarchie. L’Article 104, révisé 123 a été savamment passé sous silence, occulté par le miroir aux alouettes de la monnaie unique l’Euro. 72’’

34 - LEO 2      3’’

Cet euro qui devait nous rendre meilleur, plus riches nous laissait entrevoir des décennies de paix et de stabilité financière au sein de l’union. Ainsi, Etienne Chouart nous dit qu’on s’est fait littéralement enfumer alors qu’un autre mot nettement moins correct me vient à l’esprit mais je n’en dirais pas davantage. Presque tous les états du monde empruntent aux banques privées avec pour conséquence l’augmentation extravagante de leurs dettes publiques. Extravagante, gigantesques même, on n’a plus de qualificatifs suffisants pour exprimer ces abysses financiers, les nôtres, celui de la Grèce de l’Espagne et de l’Italie et de bien d’autres encore. Pire, ces mêmes mécanismes usuriers sont largement appliqués aux pays sous développés qui sont littéralement pillés à mort par les banques et les multinationales, pays contraints à l’abandon de leurs ressources au bénéfice donc des privés. Les gouvernements fantoches mis en place par ces mêmes systèmes sont largement arrosés afin qu’ils de taisent. 70’’

35 - Douce France 5’’……….Puis en sourdine

Ce qui est arrivé au pays sous-développés, à la Grèce et à l’Italie, au Portugal et à l’Espagne nous arrive à brève échéance. Le montant de notre énorme dette, ne sert plu qu’à rembourser les intérêts. Ce vol organisé n’a d’issu qu’en sortant au plus vite de l’union européenne, renouer avec les fonctions premières des banques centrales de chaque pays européens, obliger les privés à renégocier les taux d’intérêts ou mieux encore, fermer le robinet des remboursements, renationalisé tous les grands secteurs publics offerts sur un plateau aux grands organismes privés tels que l’eau, l’énergie, les communications, bientôt les transports, pire  la santé. Enfin, faire un bras d’honneur à toute cette fripouille financière bien servie par les appareils d’état et les partis politiques qui leurs sont entièrement inféodés. Mais voilà !  Est-ce possible aujourd’hui de quitter l’Europe, nous petits français pieds et poings liés au grand marché de la finance international ? Les anglo-saxons veulent mettre à bas l’Europe, ils y arriveront soyez-en convaincus et jusqu’au dernier euro.          

Cette démonstration est à revisiter sur internet par le rappel du lien suivant :

 http://savoircpouvoir.over-blog.com avec Etienne Chouard en personne. 86’’

36 - Beethoven Je garde le micro  jusqu’à 16h47

Voilà, vous savez tout sur notre monnaie abandonnée aux banques privées. L’union Européenne mise à mal par Wall Street ayant pour dessein sa ruine et la disparition de la monnaie unique. L’euro est pourtant très apprécie en Chine, en Inde et dans bien d’autres pays émergeants et nombreux émirats. La semaine prochaine, nous aborderons le troisième volet de ce décalogue politique visionnaire : - Liberté totale de mouvement des capitaux.

Faites des économies, vous n’êtes pas sûr de les toucher un jour ! Heureusement qu’il nous reste nos 400 fromages français, nos non moins excellents vins et notre beau pays de France si riche par la diversité de ses paysages comme de ses habitants. Alléluai-Banzaï 54’’

16h47’’
40 - Chronique Martiennes : 15’’

 

Si c’est facile d’écrire ? peut-être bien que Oui et peut-être bien que non. Cette réponse de normand martien ne répond pas à votre attente ? Voyons cela. Qui n’a pas rêvé un jour d’être un romancier à succès vivant à New-York avec tout ce que cela comporte de satisfactions intellectuelles flatteuses d’égo surdimensionné, avec en prime une belle gueule sympathique de mâle français ? Hélas ! N’est pas Marc Levy qui veut. Il n’y a qu’une Amélie Nothomb pour nous parler du japon avec autant de stupeur, comme il n’y a qu’une Marguerite Yourcenar pour avoir écrit avec autant de talent l’œuvre au noir, un seul Michel Onfray pour rendre l’absence de dieu acceptable. Ne vous découragez pas. Tous ces champions de la plume d’hier et du traitement de texte d’aujourd’hui on été comme vous, des inconnus croupissant au fond de leur placard poussiéreux, perdus dans leur campagnes oubliées, paumés en des banlieues sordides, tous un jour bloqué devant la fameuse page blanche. Tout comme vous, ils ont eux aussi admiré leurs héros de l’écriture. Mais voilà, ce qui a fait leur succès, ce qui les a fait connaître c’est cette énergie fantastique doublé d’un paquet de courage qui les ont animés et qui ont fait d’eux ce qu’ils sont devenus, des célébrités traduit en 80 langues, des monuments de la littérature, des bêtes de travail, des romanciers reconnus et admirés non plus perçu comme des extra-terrestres mais comme de vrai et talentueux écrivains, ce que vous rêvez d’être.  115’

41 – You’re Blasé 30’’ puis en sourdine

Vous avez certainement quelques pages gribouillées, deux trois petit nouvelles oubliées dans un cahier à spirale, un essai de science fiction inédit qui gagneraient peut-être à sortir de votre ordinateur. Mais voilà ! Vous n’osez pas publier car l’opinion que vous avez de vous-même est exécrable, doublée d’un complexe d’infériorité psychopathique proche du masochisme. Pourtant quand on écrit ce n’est pas pour les mouches !  L’œuvre terminée, on brûle du désir de la faire lire à quelqu’un d’autre, à un tiers dans le secret espoir qu’une des trente maisons d’édition que vous avez contacté, vous adresse un courrier de félicitations accompagnées d’un billet d’avion pour venir signer le contrat avec la promesse d’être édité à 1.000.000 exemplaires. Hélas, comme il sera possible que vos parents et amis, tout en vous encouragent poliment, n’oseront pas vous dire que votre manuscrit ne vaut pas une cacahuète et que vous feriez mieux de retourner à votre ménage ou cultiver des topinambours. Mais qu’en savez-vous d’ailleurs ? Sont-ils habilités à juger votre travail ? Ont-ils le droit de vous crucifier sur l’autel de la médiocrité littéraire alors qu’ils sont à des lieux de posséder vos qualités ? Non trois fois non. Ne vous fiez pas à votre entourage à moins qu’il vous soutienne.   

Et si vous osiez ? Oui, Si vous nous faisiez part de votre écriture et pourquoi pas venir aux studios de Radio Albiges, en direct sur notre antenne, nous parler de votre œuvre, lire quelque extraits dans un vrai micro pour le plaisir des auditeurs albigeois ? Vous seriez au moins écouté pour une fois et qu’importe si vous avez 10 ans ou davantage, ce n’est pas l’âge qui fait l’affaire ni le talent ? Alors prenez votre téléphone et contactez-nous. On vous attend avec impatience. Qu’avez-vous à perdre sinon tout à gagner. Et dites-vous bien cela. Si votre travail ne vaut pas un clou vous tomberez dans l’oubli alors que si vous avez du talent, on se souviendra de vous car le succès n’est pas aussi éloigné qu’il en a l’air ! 157’’    

42 – J’ai 10 ans     ….Jusqu’à 16h56

16h56’’

 

60 Chroniques musicales. 10’’

Voici une musique venue des Andes pour nous rafraîchir un peu avec cette balade del Indio un poil occidentalisée somme toute pas désagréable à écouter. Finalement c’est comme un super triple king burger dégoulinant de Ketchup, c’est bon sur le moment mais il n’en reste rien la dernière bouchée avalée. Il en faut pour tous les goûts. Balade del indio.  31’’

61 - La balade del Indio       ……jusqu’à 16h59

   

16h59
Clôture :

Ainsi va le monde. ►   

S’achèvent ces chroniques impertinentes. ►  Vous avez aimé ou détesté ►  je serai heureux de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges, j’y répondrai quel qu’en soit la teneur. ► Les critiques sont toujours les bienvenues sachant qu’elles font apprécier les éloges.

99 – GENERIQUE DE FIN

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