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Chronique N° 19

05 - Chronique Littéraire  10’’

The season removed his coat

Of wind, cold and drain,

And put on embroidery,

Gleaming sunshine, bright and beautiful. 35’’

10 - Une Fête Chez Rabelais en sourdine je garde le micro

Vous avez devinez ? C’est une récitation qu’on a tous apprise à l’école et que voici en français en demandant à Shakespeare, Fredy Mercury et Mister Bean de bien vouloir excuser mon horrible accent anglais.

 

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie

Et s'est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

 

11 - God Save the Queen   35’’   ……Puis en sourdine

En ce mois de mars annonciateur d’un temps nouveau, d’un premier temps, celui du printemps, Il était impossible de faire autrement sinon de dire quelques mots, ceux de Charles d’Orléans. Mais qui était Charles d’Orléans, ce français qui passa plus de 25 ans dans les prisons anglaises ? L’Angleterre, pays fascinant par ces habitants, ses arts, sa musique, sa littérature, pays où le Rugby à ses quartiers de noblesse et la noblesse des rubis de chez Cartier, pays cousin germain de la France par tant de choses qui nous unissent tout comme elles ont été et sont encore des pommes de discorde où la rancune a des racines qui remonte à Guillaume le conquérant, Jeanne d’Arc, Napoléon. Pays des Beatles, des Rollin Stones, du rock and roll, de la Roll Rolls, des délicieux puddings au blanc de boeuf et des fish and chips bien gras. 58’’

12 – Beatles 20’’  ……Puis en sourdine

Et puisqu’il est question de poésie, à quoi riment ces rancunes inutiles qui résonnent dans nos assiettes et dans nos stades. Tout devrait nous unir, notre histoire, nos rois et nos princesses, nos amours d’antan, nos valeurs de la démocratie et de la liberté, parce que nous sommes des frères d’arme par le sang versé en des conflits interminables autant qu’inutiles.

En 1415, survient la reprise de la guerre, Charles d'Orléans fait partie de l'armée française poursuivant Henri V en retraite dans le nord de la France. À la débâcle d'Azincourt, le 25 octobre 1415, Charles d'Orléans est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Il y reste 25 ans, années durant lesquelles il développe son œuvre. Sa libération est conditionnée par le paiement d'une énorme rançon. De retour en France, Charles d’Orléans épouse Marie de Clèves. Son œuvre est impressionnante. 58’’

13 - Aphrodite's child Rain and tears 20’’……Puis en sourdine

Charles d’Orléans nous laisse « Le livre contre tout péché », « Retenue d'amours », 123 ballades, Songes en Complaintes, 88 chansons, 344 rondeaux, Le dit de France, Le Lay piteux, sans compter de nombreux poèmes écrits en anglais. Ce n’est pas rien tout de même et qu’avons-nous retenu de ce brillant homme de lettre ? Peut de chose excepté qu’il a laissé son trench coat au vestiaire de l’oubli.

 

De vent, de froidure et de pluie

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent en livrée jolie, Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,

Chacun s'habille de nouveau

Le temps a laissé son manteau. 41’’

14 – Pomp And Circumstance … Je garde le micro

Et de saluer fraternellement nos 500.000 amis anglais qui ont choisi la France comme terre de résidence.

SUITE  du 14  jusqu’à 16h37

16h 37
20 - Chronique du Net  10’’

La guerre de cent ans n’est pas finie  …..

Le site « Europe citoyen exprimez-vous », espace de liberté d’expression sur internet, est un forum apolitique, laïc et libre, ouvert à toute personne désirant s’exprimer sur des sujets très divers dans le respect de chacun. Alors que j’étais confronté au problème fondamental et culinaire de la préparation d’un bon cassoulet français, sujet d’importance en période néo présidentielle, je tape le mot cassoulet dans la zone de recherche du site Europe Citoyen. Une page web s’ouvre sur un reportage intitulé « Scandale au pays du cassoulet » titre générique évoquant davantage une comédie burlesque à la Pagnol qu’un reportage culinaire d’Arte magazine. La scène ce passe sur un marcher d’une petite ville en midi Pyrénées dont la spécialisée est justement le cassoulet. Un anglais, un poil provocateur et facétieux, grand comme tous les anglais et coiffé du célèbre chapeau melon de John Steed, tient un stand de vente de cassoulet anglais ! L’enregistrement est in Live d’où la mauvaise prise de son. Ecoutons les réactions de la rue qui iront jusqu’aux mains. 82’’

21 - Scandale au pays du Cassoulet  2’49’’

No comment ! Ainsi, les habitants de Castelnaudary, dits les chauriens, garderont la recette du cassoulet et les anglais celle de l’humour. Qu’on le veuille ou non, c’est grâce aux anglais que l’on doit l’existence du cassoulet car, sans eux, le cassoulet de Castelnaudary n’existerait pas. L’histoire nous dit : Durant la Guerre de Cent ans,  24’’

22 -  Scottish song   en sourdine   (je garde le micro) …….    

Au siège de Castelnaudary tenu par les anglais, les habitants, menacés de famine, mirent en commun tout ce qu’ils avaient pour nourrir les soldats de la ville. Lard, porc, fèves, saucisses, viandes, furent mis à cuire dans une grande marmite. Revigorés par ce repas, les soldats français boutèrent l’anglais hors du Lauragais jusqu’au bord du chanel  ! Fortiche les habitants de Castelnaudary en leur suggérant de pousser l’aventure un peu plus loin et d’aller vendre du pudding français au confit de canard sur Picadilly Arcade, ils recevront certainement un meilleur accueil. Les anglais ont cette capacité à se moquer d’eux-mêmes avec humour tout en gardant leur sang-froid, trois qualités qui les honorent et qui semblent manquer au chauriens en espérant que cette chronique du net sur le cassoulet ne vous aura pas, en tout cas, saoulé. Question ! Comment Mike Brant aime le cassoulet ? 64’’

23 – Mike Brant 1’30’’   …Jusqu’à 16h45

16h45
30 - Chroniques Martiennes  10’’

Vivre sur la planète Mars relève autant du défit technologique que de l’exploit humain tout comme il était possible de vivre sur l’île du Diable en Norvège au début du 20ième siècle. Le Film « Les révoltés de l’île du diable » sorti en novembre 2011, est inspiré de faits réels en plein cœur de Bastøy, une maison de redressement pour adolescents violents et délinquants au pays de la Norvège. Failles de l’institution pénitentiaire, actes de violences, attouchements sexuels, nourriture infecte, rébellions générales, ainsi que plusieurs cas de suicides furent pendant longtemps mis sous silence. Voilà pour l’histoire vraie et vécue par des enfants et jeunes gens de cette époque. 50’’

31 – Millionnaire 10’’

C’est un film remarquable en tout point, magistralement réalisée et mise en scène par  Marius Holst. Et pour les acteurs, là je ne me tari d’éloges. Pas une fausse note. Tous sans exception, du plus simple figurant aux têtes d’affiche sont excellents. Je ne parlerai pas de Stellan Skarsgard qui n’a plus rien à prouver tant sa réputation comme sa filmographie sont grandes (Millenium, Thor, Lelancolia, etc) le directeur corrompu , de Kristoffer Joner ( Camarade Pedersen, Next door et tant d’autre) incarnant l’ignoble intendant du pensionnat et enfin Benjamin Helstad, jeune garçon et héros du film qui n’en est pas à son premier film malgré son jeune âge (Engelen, Simon au pays des globules).

La force du film se trouve aussi dans les décors glacials de l’île, entourée par la mer qui gèle en période hivernale, la rudesse du climat, ajoutez aux conditions de détentions inhumaines proche d’un Alcatraz nordique ou d’un goulag russe. Une reconstitution minutieuse, parfaitement mise en scène et interprété avec beaucoup de justesse de ton. 78’’

32 – FILM BACH 10’’ puis en tapis

Qu’ajouter d’autre sinon de ne pas manquer ce très beau film « Les Révoltés de l’île du diable » mais c’est déjà trop tard pour les Albigeois qui devront attendre la sortie du DVD car ce film est passé en janvier dans la salle d’Albi la plus extraordinaire qui soit. L’avantage c’est que vous êtes plongé dans l’enfer de l’île du diable tant le confort y est grand. Siège extra dur, excellent pour ceux qui souffrent d’hémorroïdes, place réduite, l’espace pas le prix, entre chaque rangée de sièges qui ne gêneront ni les enfants ni les gens de petites tailles, appellation pudique pour parler des personnes qui souffrent de nanisme tout comme on ne dis plus aveugle mais mal voyant, on ne dit plus sourd mais mal entendant, on ne dit plus salle ??? mais mal au séant en recommandant à ces derniers d’apporter un coussin moelleux. Pardon je m’égare !  Et si vous avez un géant de grande taille assis devant vous, changer de place sinon vous n’y verrez rien. Remarquez, changer de place à la salle ??? de substitution de l’Athanor c’est pas difficile compte tenu qu’il devait y avoir au mieux 6 ou 7 spectateurs pour cet excellent film. Décidément, les gens préfèrent les blondes. 95’’

33 – I Wanna be loved you by you 2’59’’  …Jusqu’à 16h51

16h51
40 Chronique de comptoir 10’’

L’humour anglais désigne communément une forme d’humour très sophistiquée caractérisée par son recours à la noirceur et à l’absurde. Il est cependant très réducteur de le considérer comme une variété d’humour parmi d’autres : l’humour anglais est à l’origine de l’acception actuelle du mot « humour », comme en atteste l’étymologie même du mot.

 

Le terme « humour » est emprunté à la théorie des humeurs de Galien, qui est restée longtemps la base de la médecine. Ce n’est que vers la fin du Moyen Âge qu’elle est sérieusement remise en cause par la science européenne. La controverse suscite un tel engouement pour le mot qu’il en perd toute signification précise : on ne parle d’humeur (humour en anglais) que pour évoquer des lieux communs. On trouve par exemple chez Shakespeare un personnage qui ressasse le mot comme une rengaine idiote (Nym, dans Henry V). 66’’

41 – Fille du Pêcheur  10’’  ….puis en sourdine

Le sens de l’humour va peu à peu devenir une attitude volontairement construite, caractérisée par une intention comique, et se rapprocher de l’attitude du pince-sans-rire. C’est au XIXe siècle qu’il connaît un renouveau majeur avec l’arrivée du nonsense dont Lewis Carroll est l’un des plus célèbres représentants. Le nonsense est l’art de développer des raisonnements dénués de sens sous une apparence logique : exemple « Ne faites pas à une barquette de Lu ce que vous ne voudriez pas que cette même barquette vous fasse. ».

Selon Laffay, le nonsense serait le « sens de l’humour appliqué aux mots » c’est-à-dire la conscience de la part d’irrationnel du langage. Le nonsense est en fait une façon de prendre acte de cette dimension irrationnelle : L’humour est à l’angleterre ce que le jeu de mot est à la France, nos deux nations ne manquant pas d’esprit d’ailleurs.

Aujourd’hui, l’originalité que l’humour anglais doit à sa longue maturation et peut-être à son insularité s’érode sous l’effet d'un croisement culturel. L’humour anglais reste cependant plus que tout autre la « politesse du désespoir », suivant l’élégante formule de Georges Duhamel. Ce court exposé est extrait de l’humour anglais dans Wikipédia, l’encyclopédie libre qui s’enrichit par ses lecteurs. 94’’

42 – Beatles 20’’ puis en sourdine

 

Voici une histoire à l’humour so britsh. L’histoire se passe dans un collège anglais. Le professeur de science naturelle réalise une expérience sur la grenouille, petit batracien dont les cuisses sont très prisées en France mais qui n’ont aucune chance de figurer au menu des meilleures tables londoniennes, les anglais préférant goûter à d’autres cuisses évidemment. On ne parlera même pas des escargots pour lesquels les anglais ont une sainte horreur.

« Je prends une petit grenouille vivante, je pose le petit grenouille sur le bureau, je coupe une patte à petite grenouille  et je dis Saute petit grenouille. Le petit grenouille ne saute pas.

Je coupe l’autre patte à petit grenouille, le petit grenouille ne saute toujours pas.

Nous pouvons en conclure. Si on coupe les pattes à petit grenouille, petit grenouille devient sourde. 60’’

43 – Sleeping  20’’ …Jusqu’à 16h55

 

 

16h55

50 Chroniques musicales  10’’

Qui se souvient de la chanteuse de rock Brenda Lee à la voix Nashvillienne où se mêle douceur et puissance, sensualité et tendresse avec je ne sais quoi de terriblement féminin qui arrache le cœur tant il y a de sentiments qui passent dans cette voix. Brenda Lee eu un succès planétaire avec la très belle chanson « I ‘Am sorry, so sorry ». Brenda Lee c’était l’amie d’Elvis Presley, des Beatles, de Ray Charles, Connie Francis et de nombreuses personnalités du rock.

Elle fait une tournée à Paris en janvier 1959. Les promoteurs qui avaient organisé sa venue s'attendaient à voir une artiste confirmée et adulte et non une petite teenager. Ils ne veulent plus assurer son contrat, lui tournent le dos. Son impresario ira jusqu’à déclarer à la presse qu’elle est en fait une naine de 32 ans. L'histoire est publiée, la rumeur se répand dans le monde entier. Une fois de plus, nous, arrogants français n’avons pas brillé par l’élégance ? Mais voilà, ce scandale sera finalement bénéfique à Brenda Lee, qui fera salle comble à tous ses concerts et passera même à l'Olympia pendant cinq semaines. En coulisses, Gilbert Bécaud l'encourageait et lui donnait des conseils. Ecoutons cette belle chanson I’am Sorry, So Sorry  92’’

51 – I’am Sorry, So sorry  2’40’’…Jusqu’à 16h59

16h59

Clôture

Ainsi va le monde. ►   

S’achèvent ces chroniques impertinentes. ►  Vous avez aimé ou détesté, ►  je serai heureux de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges ou directement sur ma boite mail viguier_georges@orange.fr. J’y répondrai quel qu’en soit la teneur. ►  Les critiques sont toujours les bienvenues sachant qu’elles font apprécier les éloges.

99 – JINGLE  GENERIQUE DE FIN (OK)

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