01 – GENERIQUE DE DEBUT 15 s
Conquérant de l’inutile, Don quichotte de la toile, Entarteur justicier, et défonceur de portes ouvertes, « wellcom », « bountsoun », « namasté », « salamalékoum».
suite du jingle 30’’
Castes est un mot qui désigne un groupe social hiérarchisé, endogame et héréditaire. Endogame désigne le fait de se marier à l'intérieur de son groupe tribal. Caste donc vient du portugais casta qui signifie pur, non mélangé, à rapprocher du français chaste. Plusieurs sociétés asiatiques ou africaines telles que les Peuls, les Diakhanké, Zarmas, Toucouleurs, Khassonkés, sont structurées par un système de castes, le cas indien étant le plus souvent étudié et la référence en terme de castes.
Le livre d’Alain Daniélou, « Les quatre sens de la vie » qui ne date pas d’hier puisqu’il a été édité pour la première fois en 1963, puis réédité en 1976 puis 1992 et enfin en 2000, est une étude passionnante sur les systèmes de caste en Inde et les raisons historiques très anciennes qui ont fait l’Inde d’Aujourd’hui. Le système est très controversée par le monde occidental, en France en particulier où démocratie, droits de l’homme, liberté et anti-corporatisme est notre crédo. C’est bien méconnaître l’Inde et son système sociétal qui nous semble féodal alors qu’il a permis justement un très grand équilibre entre les peuples et races de ce pays continent. Race, autre mot censuré en France parce qu’il renvoie, stupidement à des idées préconçues républicaines.
C’est en Inde qu’on peut encore rencontrer les plus anciennes communautés juives et chrétiennes, des tributs animistes aux côté des Parsis réfugiés de l’Iran jusqu’aux Tibétains du Dalaï Lama. Cette civilisation indienne s’est miraculeusement conservée jusqu’à nos jours et ce n’est peut être pas sans raison que les castes sont si présentes…125’’
11 – Slumdog 30’’
Alain Daniélou, aussi appelé Shiva Sharan, son autre nom indien et protégé de Shiva, littéralement « shiva-refuge » est né en 1907 et décédé en 1994. C’est un indianiste et un musicologue français. Mais revenons à son livre, « Les quatre sens de la vie ».
Voici comment débute cette très sérieuse étude du système des castes qui nous en apprend plus sur l’Inde que tous les commentaires, films et documentaires souvent bâclés, incomplets, parfois complètement faux. Préliminaire.
« La Vie de l’homme, individuelle ou collective, apparaît, selon la conception Hindoue, sous toutes ses formes par le nombre 4. Elle présente toujours quatre aspects. Il y a d’abord les 4 périodes d’évolution de tous les êtres ; Enfance, jeunesse, maturité, vieillesse. Durant chacune de ces périodes prédomine l’un des quatre but de la vie qui sont respectivement la vertu, le plaisir, le succès enfin la libération.
Un peu plus loin l’auteur nous dit.
« La Vertu ou Dharma en Inde est l’art du comportement conforme à chaque être. C’est l’observance d’un code de conduite déterminé pour chacun par sa naissance et sa nature. Ainsi, les vertus d’un roi ne sont pas les mêmes que celle d’un enfant » D’entrée, ce que dit Daniélou semble une évidence qu’il rappel à juste titre mais qui fera certainement frémir nos libéraux individualistes au discours passéiste ce qui n’aura d’ailleurs aucune importance. 104’’
12 – RAVI SHANKAR 10’’ puis ………..en musique de fond
Vient ensuite les plaisirs des sens en Indien Kâma dont chacun doit réaliser la plénitude dans la jeunesse, ce qui, là, aussi n’est pas au goût de l’ascèse mortifère de l’église catholique plus préoccupée par la domination de ses fidèles que par leur bien être, ce dont on se fiche éperdument.
L’âge mûr. C’est le temps de la réalisation sociale, des succès, des biens des richesses, le pouvoir qui constitue le troisième but Artha. Là on est tous d’accord !
Le quatrième but, non pas de foot puisqu’en Inde le foot est un sport pas du tout populaire, le quatrième but donc c’est la réalisation spirituelle. Renoncement, aboutissant à la libération ou Moksha, précepte qui doit dominer le quatrième âge, la vieillesse ». A Calcutta ou en France, si l’âge mûr n’a pas su vous apporter biens et richesse, arrivé la vieillesse vous crèverez dans la misère et la solitude.
Encore un peu plus loin pour mieux comprendre ce livre. Alain Daniélou nous dit.
« L’évolution de l’humanité est divisée en quatre âges. Le premier âge c’est l’âge de vérité, Satya yuga ou âge d’or pour finir dans le Kali Yuga, l’âge des désordres et des conflits. Ainsi l’humanité commence par le quatrième âge, la sagesse, pour finir par celui du matérialisme. C’est exactement ce qui se passe dans le monde occidental d’aujourd’hui.
Ainsi dans son équilibre toute société est divisée en 4 groupes principaux ou quatre classes, intellectuelle, guerrière, classe agricole ou marchande et enfin classe ouvrière.
Un peu de musique indienne pour nous plonger dans cette superbe et si méconnue civilisation. 119’’
13 – Ayurvéda 30’’ ………………….en musique de fond
C’est exactement de cette division en quatre classes qu’est apparue la notion de caste.
Il y aurait correspondance entre les buts de la vie et les types d’humains, autre affirmation qui aurait fait dresser les cheveux sur la tête du socialiste Jean Jaurès ?
Et pour en terminé avec cette longue introduction qui vous donnera envie de lire ce très passionnant livre d’Alain Danielou, d’ajouter :
Les diverses races sont donc à des stades d’évolution différents correspondants aux âges de la vie.
Il y a donc la première caste des prêtres nommée race blanche, les brâhmanes
La seconde caste, celle des guerriers, des nobles et des rois, la classe rouge, les kshatriyas
La troisième race celle des agriculteurs, des commerçants, la race jaune, la caste des vaishyas
Enfin la quatrième race celle des serviteurs, des artisans qui est la race noire. Les Sudras plus connus sous le nom d’intouchables.
Voilà pour les premières pages de ce livre qui en comporte 240 pages, à ne pas manquer. Livre qui démontre combien le système des castes en Inde a permis une cohabitation de cultures aussi différentes que variées et fort nombreuses. Vouloir imposer à l’Inde la démocratie au même titre qu’en occident n’est peut-être pas une bonne chose. C’est vite oublier l’histoire même de ce si beau pays. Pout y être allé, si j’ai vu beaucoup de misère, j’y ai vu aussi des intouchables heureux avec des téléphones portables à la main. Il faut dire qu’en Inde, le portable est très peu cher. On n’arrête pas le progrès ! Et parce que l’inde est un pays aussi très moderne, écoutons un peu de musique de Bollywoodienne. 121’’
14 – Bollywood 1’30’’
16h42
21 - buzz 1 1’13’’
Voici un autre Buzz tout aussi intéressant qui fit le buzz sur internet lors des élections présidentielles 2012. Ce buzz a été visité plus de 600.000 fois. C’est dire si la montagne des énormités que ces régimes capitalistes nous font avaler inspire un gigantesque raz le bol chez les français moyens que nous sommes. 20’’
22 - buzz 2 2’
Ray Bradbury n’était pas un scientifique bien que considéré comme l’un des plus grand auteurs de science-fiction du siècle dernier. Nul doute que l’auteur, qui vient de décéder à 91 ans, a marqué avec ses Chroniques martiennes les futurs ingénieurs et chercheurs responsables de l’exploration de la planète Mars.
Bradbury laisse 300 nouvelles, une trentaine de romans, plusieurs pièces et poèmes, ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision. Ses chefs d'œuvres sont incontestable entre autre Fahrenheit 451 adapter au cinéma par François Truffaut. Ses fameuses Chroniques Martiennes, écrites entre 1945 et 1950, décrivent l’arrivée de l’Homme sur Mars en 1999 et l'histoire des premiers colons terriens avec en toile de fond une très ancienne civilisation martienne sur le déclin et qui finira d’ailleurs par disparaître. Nul doute ! On n’en a pas retrouvé la trace sur Mars ce qui fâche les adulateurs de martiens, Ovni et autres hallucinations fantaisistes. 69’’
Ingérence ou pas, quid de l’intervention des pays occidentaux en Afghanistan ou L’insolente de Kaboul….C’est le livre et récit d’une femme qui a traversé une montagne seule quand elle était enfant. Elle en a soulevé mille depuis.
Chekeba Hachemi est née en 1974 à Kaboul dans une famille bourgeoise et influente. Elle a onze frères et sœurs. Son père était gouverneur, un homme proche du peuple, décédé quand elle avait deux ans, mais qui a toujours incarné son modèle.
À l’âge de onze ans, alors que sa mère décide que leur tour est venu de fuir l’occupation soviétique, Chekeba se trouve séparée d’elle et va traverser la passe de Khaibar avec un passeur menaçant. Onze jours de terreur, dans les montagnes, qui lui ouvriront les yeux sur la réalité de la violence de l’occupation russe.
En 1999, Chekeba Hachemi décide qu’il est temps de rencontrer ce Massoud pour lequel son association récolte des fonds en vue d’ouvrir des écoles dans le Panshir. Elle redécouvre son pays plongé dans la guerre et devient proche du célèbre commandant, qui voit en elle une aide précieuse pour sensibiliser la communauté internationale à la lutte contre les talibans. De rappeler que le régime Taliban est le pire régime qu’ait connu le monde.
En septembre 2001, Massoud est assassiné, le World Trade Center tombe, les talibans sont défaits ; Chekeba entre dans Kaboul libéré et devient la première femme diplomate afghane en poste à Bruxelles. En 2005, elle est nommée conseillère auprès du vice-président à Kaboul. Puis, en 2007, ministre-conseiller à Paris.
En 2009, après avoir dénoncé la corruption, et lassée de constater qu’aucun changement ne répond à son appel, elle décide de donner sa démission. Une fois n’est pas coutume dans cette chronique de comptoir qui n’a rien d’un ragot seulement de citer ce livre à ne pas manquer, un éclairage sur ce qui ce passe dans un pays rongé par la guerre et plus vite on en sortira, plus vite se réinstallera le terrible régime des Talibans. 145’’
Machu Picchu, un nom qui vient du quechua machu qui veut dire « vieille », et picchu, « montagne ». C’est une ancienne cité inca du XVe siècle au cœur des Andes Péruviennes. On aurait pu croire que sa construction était beaucoup plus ancienne. Machu Picchu est perchée sur un promontoire rocheux. Le site a été redécouvert par l’américain Hiram Bingham, professeur d'histoire. Quand je dis redécouvert, c’est vous dire que les espagnoles l’on aussi découvert en 1534, c'est-à-dire seulement un siècle après sa construction. Conquêtes espagnoles plus habité par la quête de l’or en barre que par des trésors architecturaux. Et par où est passé l’espagnol en Amérique du sud, la civilisation a trépassé, vocation génocidaire d’un pays colonisateur cupide. Les caractéristiques architecturales de Machu Picchu et le voile de mystère que la littérature a tissé sur le site en ont fait une des destinations touristiques reine. Depuis 1983, le site est sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Le 7 juillet 2007, Machu Picchu a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NOWF, New Open World Foundation, un organisme non officiel à caractère commercial. Quand on dit commercial, le mot n’est pas vain, attendez la suite après cette pose musicale péruvienne. 99’’
51 – Musique Péruvienne 2’
Aller au Pérou, traverser les Andes, visité le site de Machu Picchu est un rêve pour beaucoup d’entre nous. Et pour y être allé, je peux affirmer que le site est merveilleux, inimaginable, fantastique tout comme la traversée des Andes par la très belle route de 1800 km qui va de Lima à d'Ollantaytambo, grand village péruvien situé sur le fleuve Urubamba aux eaux rouges et torrentueuses. Là, vous garez votre voiture de location motorisée Diesel car il n’est pas facile de trouver du sans plomb 98 ou 95 passé les faubourgs de Lima et vous choisissez un petit hôtel sympathique. Puis vous achèterez à grand frais un billet du très typique petit train qui vous emportera à la vitesse d’un tortillard vers « Agua Caliente », ville à touristes dont on se passerait bien où le mot clé est l’argent et le profite, dollars et sols y règne en maître et passage obliger pour accéder au site historique. Mais revenons à ce grand bourg Ollantaytambo. Il y règne une atmosphère nettement plus agréable, plus détendue où il y fait bon rester quelques jours. N’allez pas dans les hôtels à touristes, ils sont chers et peu accueillants. En revanche, dès que vous vous écartez du centre ou de la gare, Les petits hôtels sont plus agréables et d’un prix très raisonnable. La cadre est exceptionnel et la tranquillité incomparable ! Allez-y à la saison sèche car il pleut énormément dans les Andes dès qu’apparaît l’été austral.
Quand au prix que vous allez payer pour monter au site de Machu Picchu, apporter vos dollars. Il vous en coûtera pas moins de 130 $ par personne de quoi vous gâcher votre journée.
Voilà pour votre prochain voyage au Pérou et puisqu’il est question d’Amérique du sud écoutons cette diva Latina Susana Baca dans Los Gallinazos 132’’
52 – Susana Baca Los Gallinazos 3’27”………Jusqu’à 16h59
Ainsi va le monde. ►
S’achèvent ces chroniques impertinentes. ► Je serai heureux de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges, j’y répondrai quel qu’en soit la teneur. ► Les critiques sont toujours les bienvenues sachant qu’elles font apprécier les éloges.
99 – GENERIQUE DE FIN