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Chroniques impertinentes N° 36

10 - Chronique Littéraire 15’’

Qu’on soit journaliste, écrivain, nouvelliste, romancier ou un inconnu rédigeant ses mémoires, peut-on se passer d’un ordinateur pour écrire. L’ordi a mis au rancard porteplumes, machines à écrire, feuilles de papier et  buvards. Est-ce qu’un gamin de 10 ans a seulement connaissance de la douceur de la plume Baignol et Farjon  et sait-il ce que c’est qu’une belle écriture ronde formée de pleins et le déliés ? Assurément non, même s’il utilise un crayon ou un stylo à bille pour rédiger ses devoirs. Ainsi, grâce à l’électricité, l’électronique et l’avènement des logiciels de traitement de texte, les épistoliers de l’ombre, les versificateurs sans talent comme les prosateurs de gare ne se grattent plus le crâne devant une feuille blanche mais bien face à un écran aussi vide que leur cervelle. Que la page blanche soit du 110 gr au m2 ou bien un écran haute résolution de 24 pouces, c’est toujours les idées comme le talent qui font le plus souvent défauts, eux, vous et moi, scribouilleurs du dimanche qui rêvons de laisser nos noms de plume au Panthéon de la littérature, le chemin qui nous conduira au succès est loin d’être tracé à l’encre de chine.        

 

 Adieu donc l’odeur du papier, les rubans encreur pour vielle Rémington qui se coince souvent. Adieu le tas de feuilles de papier devant lesquelles des générations d’écrivains ont baillé des nuits entières parce que l’inspiration n’était pas au rendez-vous. Adieu les encriers qui se renversent sur le bureau. Adieu les plumes or de nos stylos de luxe, sensuels presque érotique et fort apprécié des avocats et des Victor Hugo d’un jour. Aujourd’hui, On utilise tous un ordinateur pour écrire, c’est incontournable et c’est plus rapide.

 

Mais voilà, il y a les réfractaires du clavier, les nostalgiques du vélin couché d’Angoulême, les inconditionnels de l’écritoire, qui ne voient dans l’ordinateur qu’un instrument trop technique, compliqué, totalement dépourvu de poésie. On a perdu l’odeur de l’encaustique  du bureau de grand-papa, le cuir confortable des fauteuils club,  l’odeur poussiéreuse des bibliothèques se mélangeant à celle de l’encre encore fraîches d’un livre sorti de la presse. Tout cela a disparus de nos maisons, reléguant ces objets au banc de la décorations. Ainsi, nos boites à lettres reléguées aux pages de pub, aux factures impayées et aux amendes pour excès de vitesse ont perdu tout le charme d’antan. Plus personne n’envoie ses nouvelles sous enveloppes cachetées pourvues de timbres postaux qui ont fait rêver des millions de philatélistes. Ces lettres qui sentaient aussi le parfum de la rose ou du jasmin quand la correspondance était amoureuse. Nostalgie d’un monde à jamais disparu, la technologie est omniprésente à tous les étages.

11 – Quand j’aime une fois 30’

Mais voilà, il ne suffit pas de se prendre pour Paul Auster déambulant la 5ième avenue aller fumer un havane aussi gros qu’un barreau de chaise pour écrire un roman qui fera date. Il faut avoir des idées, un esprit fécond, original et novateur, enfin et surtout une volonté d’acier et une force d’âme hors du commun. On ne devient pas un Proust, un Hemmingway ou une Amélie Nothomb parce qu’on l’a décidé un beau matin.

Et que faut-il pour écrire un bon roman, un essai remarqué, une nouvelle passionnante ou faire de vous un éditorialiste qu’on s’arrachera dans les rédactions des grands journaux ?

Tout d’abord savoir ce que bien écrire veut dire par la maîtrise de la syntaxe. Rédiger sans faute d’orthographe, une valeur qui aurait une fâcheuse tendance à se perd. Être clair et concis dans sa tête comme dans la construction de l’édifice. Faire des phrases courtes sans fioritures inutiles qui alourdissent le texte. Eviter les formules alambiquées et absconses, qui rendront vulgaire ce qui ne doit pas l’être. Maîtriser la grammaire et la concordance des temps. Voilà pour la syntaxe. ET si d’aventure vous ressentez quelques lacunes, rien ne vous empêche d’y remédier, ce qui est facile avec l’ordinateur et l’indispensable internet. Plus besoin d’acheter le Grévis ou un gros dictionnaire. Toutes ces règles, ces définitions et autres conjugaisons se trouveront sur la toile et les machines à traitement de texte. Mais attention, si ce progrès est incontestablement une aide précieuse à l’écriture, cela n’est pas suffisant.

12 – Brésilien 60’’ …puis en sourdine

Quand on parle de syntaxe, la sémantique n’est pas loin. Elles sont intimement liées. Rappel pour les nuls en syntaxe et en sémantique.

La syntaxe est un nom féminin qui désigne la  Partie de la grammaire qui définit les relations entre les éléments d'une phrase.

Voici une autre définition pour académiciens doctes et gens de lettres qui se la joue littéraire snobinards

La syntaxe c’est la partie générative de la grammaire, constituée d'une base donnant les structures profondes des phrases et des transformations donnant les structures superficielles, qui a pour fonction d'engendrer selon des règles formelles toutes les suites de morphèmes considérées comme grammaticales dans une langue donnée et elles seules. On parlera de composante syntaxique. La syntaxe générative intègre certains aspects de la syntaxe structurale, mais elle prétend à la fois résoudre les difficultés auxquelles se heurtait la syntaxe structurale et rendre compte du fait que tout sujet parlant peut émettre ou comprendre un nombre indéfini d'énoncés, même s'il ne les a jamais prononcés ou entendus. Voilà l’archétype de la pédanterie littéraire qui vous noie sous une couche de définitions et mots incompréhensible. C’est à y perdre son latin, même si le latin n’est plus qu’un vague souvenir à défaut une coquetterie de langage à placer dans une conversation pour intellos en quête de reconnaissance.

Venons-en  à la sémantique. Voici une définition simple, précise concise, limpide.  

C’est ce qui a rapport à la signification, au sens.

En voilà une autre beaucoup plus complexe, retord qui n’aura pas plus d’effet sur nos gosses en échec scolaire que la lecture de la déclaration des droits de l’homme à un élevage de crevettes dans le détroit du Mékong. Définition.

Étude d'une langue ou des langues considérées du point de vue de la signification; Théorie tentant de rendre compte des structures et des phénomènes de la signification dans une langue ou dans le langage. Sémantique analytique, générative, logique, structurale; sémantique descriptive, interprétative; sémantique comparée, diachronique, historique, synchronique; sémantique lexicale, narrative; sémantique paradigmatique, syntagmatique; sémantique de l'énoncé, de la phrase; rapports entre syntaxe et sémantique. Opposée tantôt au couple phonétique-phonologie, tantôt à la syntaxe (plus particulièrement en logique), la sémantique est une des composantes de la théorie du langage, qui tient plus de la théorie du cahot que de l’information. Aurait-on pu faire plus simple et était-ce possible ? Pas si sur. Ne doit-on pas rechercher le meilleur et l’excellence que ce soit en littérature comme dans les autres domaines, piliers fondateurs de notre humanité. C’est l’essence même de la pensée humaine, c’est écrit dans la cosmologie universelle, l’entropie à laquelle nous n’échapperons pas.

13 – A Cochido 30’’… en dimuant

Revenons à l’ordinateur et aux logiciels de traitement de texte. Pourront-ils un jour, les progrès de la recherche se faisant, être une aide à la sémantique ? On n’en est loin, très  loin. Si corriger l’orthographe et la syntaxe n’est pas un obstacle insurmontable par la simple application de règles sommes toutes peu nombreuses et parfaitement identifiables ce qui est de la roupie de sansonnet pour des logiciels ultra rapides et performants, en revanche, demander à un traitement de texte de faire de l’analyse sémantique, en comprendre le sens y voir même de la poésie, nécessitera des siècles de recherche pour ne pas dire des millénaires quant au fonctionnement de la pensée humaine. Il faudra aux équipes de développement du futur super logiciel de traitement de texte, modéliser ces mécanismes d’une  extrême complexité. Ce qui reviendrait à donner une âme à nos machines, leur inculquer l’idée de subjectif, d’inutile, les doter d’un inconscient, les doter d’une âme et d’un cerveau spirituel. On en est très loin mais on y arrivera un jour c’est certain à moins que la bêtise et la cupidité précipitent la disparition de l’humanité ce qui semble plus probable.         

 Et pour conclure, si vous avez la fibre littéraire, des facilités de la narration et des idées à décrocher le prix Nobel de littérature, écrivez, écrivez tout ce qui vous passe par la tête en vous moquant éperdument du jugement d’autrui. Le temps, l’opinion, la reconnaissance universelle fera ou ne fera pas de vous un homme de lettre et romancier à succès. Au boulot !

14 – Lettre anonyme 60’’

16h43

20 - Chronique du Net : 15’’

En ces temps difficile de crise politique comme de société, quelle est la place du spirituel dans notre quotidien en général et dans la politique en particulier ? Sujet et émission de France culture disponible sur internet sous le lien suivant : Spiritualité et politique avec Eric Vinson. Ecoutons les premières minutes de cette interview à bien des égards remarquable.

21 – Début d’émission 3’20’’

Quelles idées ce chercheur a de la spiritualité commune entre Bouddhisme et christianisme.

22 – Points communs 2’26’’

Revenons au sujet premier de cette chronique du Net. Quelles sont les distinctions entre  la religion, le spirituel et la politique.

23 – Religion spiritualité politique 2’36’’

Quelle est la distinction entre une confusion politique et la religion et un engagement spirituel et le politique ? JE vous rappelle qu’il s’agit d’un extrait d’une interview d’Eric Vinson chercheur et professeur universitaire.

24 – Confusion politique et spirituelle 1’21’’

Voilà nous ne sommes qu’au début de cette interview d’Eric Vinson, chercheur et universitaire brillant, entretient d’une heure que vous pourrez écouter dans sa totalité sur le lien internet : Spiritualité et Politique par Eric Vinson, diffusée sur France Culture. Que vous soyez croyant, agnostique ou athée convaincu, que la spiritualité comme la conviction de l’existence d’une entité supérieure vous habite ou pas, vous ne resterez pas indifférent à cette magnifique analyse quant à la place de la spiritualité dans le politique comme dans notre vie trop matérialiste qui nous conduit inévitablement vers le déclin annoncé du libéralisme, voire même de sa disparition. Il n’est pas de civilisation, de culture comme de religion qui résiste au temps. C’est dans l’ordre des choses et de l’aventure humaine. Avec ces quatre courts extraits, j’espère vous avoir mis l’eau, bénite ou non, à la bouche. L’essentiel de cette discussion reste à entendre qu’il ne faut absolument pas manquer.

Alléluia Banzaï  627’’

25 – Passion 55’’

16h56

 

50 Chroniques musicales. 10’’

Après ces chroniques plutôt cérébrales, écoutons pour nous changer les idées, une fugue de Jean-Sébastien Bach, une œuvre aboutie s’érigeant en  référence absolue de la musique classique occidentale à ce jour inégalée.  Fugue BWV 1080 écrite pour clavecin et non pour piano, même si Bach n’a fait mention d’aucun instrument sur la partition. 24’’

51 –L’art de la fugue…….Jusqu’à 16h59

16h59
Clôture :

Ainsi va le monde. ►   

S’achèvent ces chroniques impertinentes. ►  Vous avez aimé ou détesté ►  je serai heureux de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges, j’y répondrai quel qu’en soit la teneur. ►  Les critiques sont toujours les bienvenues sachant qu’elles font apprécier les éloges.

99 – JINGLE  GENERIQUE DE FIN (OK)

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