20 - Chronique du Net : 15’’
Libor….est-ce que ça vous parle ou pas ? Si vous allez sur le net chercher le mot LIBOR, L comme Londres, I comme inter, B comme Bank, O comme offered, et R comme Rate, votre navigateur vous renverra une foultitude de définitions et d’événements à ce sujet. Voici une explication qui en vaut bien une autre puis nous parlerons du côté crapuleux des affaires autour du Libor.
Le Libor c’est un indicateur, un chiffre utilisé par les banques anglaises. Le Libor, est le taux d’intérêt de référence pour lequel les banques, sur le marché de Londres, se prêtent entre elles. Et d’ajouter qu’on ne prête qu’aux riches. Donc si vous êtes pauvres, zappé, cela ne vous concerne pas. Pour faire simple au royaume vertueux de sa majesté la Reine d’Angleterre où complexité des mécanismes financiers comme des exactions qui s’y pratiquent est une seconde nature, le LIBOR est une sorte d’arrangement entre amis, pardon entre racailles de la finance, la City en est la place forte. Quoi de plus normal que de rendre opaque ce qui illégale. A mettre le nez dans la finance, même si l’argent n’a pas d’odeur, je peux vous assurer que ça empeste l’arnaque. Que nous apprend Google au sujet du LIBOR ? Le Libor est un tau publié une fois par jour par l’Association des banquiers britanniques, une institution qui veut le bonheur entre les peuples surtout le leur. Le tau est fonction de ce qui se pratique dans un groupe de 18 banques, « the panel » pour faire so british. Le Libor est donc une moyenne, calculée à partir de transactions réelles réalisées par la bande des 18, cela après avoir éliminé les taux les plus bas et les taux plus élevés, pour éviter les anomalies. Voilà pour le dessus du panier, une explication bien policée pour faire propre et plaire à vous, moi, votre voisine agricultrice ou les campeurs de la place Lapérouse. Si dans l’intention, le mécanisme permet d’éviter les anomalies, c’est qu’il faut les chercher ailleurs. Mais voilà, on ne nous dit rien. 159’’
21 – On nous cache tout, on nous dit rien 30’’
Internet, notre nouveau compagnon de chaque jour qui ne se fiche pas de notre Google, nous dit aussi qu’il y aurait comme un relent de scandale autour du Libor.
La fraude porte donc sur le Libor mais aussi sur l’Euribor, un taux similaire calculé pour la zone euro, sur la base d’un autre panel de 57 banques, 57 laquais soumis à la City.
Les faits et non la fête !
4 Juillet 2012 Londres.
Des personnes manifestent contre la Barclays et son ancien patron, Bob Diamond. Michel Barnier, Commissaire Européen au Marché intérieur, a confirmé que les banques françaises entraient dans le champ de l’enquête visant à déterminer qui avait participé à la manipulation de ce taux d’intérêt interbancaire. Mais a précisé qu’il n’avait pas connaissance d’une éventuelle implication d’une banque française... « To much is to much but it’s so good » ! Comme l’aurait dit Laddie de Chaterlay en achetant de belles courgettes sur Picadilly Arcade, 72’’
22 – C’est si Bon – Dean martin 60’’…Puis en sourdine
Ainsi, Bob Diamond part avec 3,1 millions de dollars. Sympathique la prime de départ ! Il aurait renoncé toutefois à 31 millions de dollars de bonus. L’affaire est en tout cas assez grave pour que le commissaire européen parle de « trahison aux conséquences potentiellement systémiques» autre terme technocratique pour ne pas appeler un chat un chat. Du fait de ces manipulations, des millions d’emprunteurs ont payé un taux d’intérêt faussé entre 2005 et 2009. Ce qui démontre d’une façon flagrante qu’aucune réforme sérieuse n’a été engagée depuis la crise financière de 2008 pour mettre au pas la finance alors que vos impôts, l’argent public, les réserves d’état, ont servi à renflouer ces mêmes banques. Personne n’a trouvé à redire de peur de perdre ses médiocres économies placées sur des livrets à 2% alors que votre banquier fait travailler votre argent à 5%.
C’est hallucinant de voir comme nous avons une mémoire aussi mauvaise et courte. Les Banques nous volent sans scrupule et nous applaudissons des deux mains. Rien que pour les banques françaises, nous leur avons offert sur un plateau plus de 10 milliards d’euros pour leur éviter la banqueroute, ces bankstères qui nous ont floués une première fois et maintenant avec cette affaire de la City une seconde fois. Mais dans quel monde vit-on ? C’est du vol caractérisé, le Président Sarkozy avec ces larbins de l’UMP à défaut de s’en féliciter, n’a pas levé le petit doigt pour mettre sous les verrous ces financiers véreux. 10 milliard d’euros en pure perte, c’est 166 euros par français et tout le monde s’en fout ? Moi ça me donne des idées révolutionnaires et qu’ils se rassurent, l’idée fait son chemin, les consciences se réveillent, largement relayées par les réseaux socio et Google.
Pour la Grande-Bretagne, qui tire une grande fierté des activités financières, l’affaire du LIBOR est vécue comme une catastrophe. Tout comme le cycliste Richard Virenque qui avait accepté de se doper à l’insu de son plein gré, les Anglais découvrent que le cœur de la City est pourri, que le graal de la finance globale repose sur des mensonges. Chocking ! Le parlement britannique a ouvert une enquête et interroge depuis quelques semaines, les différents responsables, responsabilités bien vite rejetées sur le Jérôme Kerviel de complaisance. Qu’adviendra-t-il de cette enquête ? Personne n’est dupe. Comme toutes les autres, les dossiers vont s’accumuler, traîneront de cour en cour de justices, s’égareront aux greffes (Le parquet français est très fort en la matière), le temps de permettre aux responsables de la finances de placer leurs butins dans d’autres banques tout aussi gangrénées dans une république bananières sous les tropiques, se goberger à nos frais cela sans afficher l’ombre d’un remord. Et nous, les floués de la City et de la finance internationale, les gagnes misère, ceux qui se débrouillent avec 350€/moi, ceux qui n’ont plus que les restaus du cœur pour manger et boire de la vinasse dans des gobelets en plastique, ceux qui croupissent en HLM, rêveront aux îles du pacifique, petits paradis financiers pour gros salopards professionnels. Quoi ? Vous ne pouvez pas vous offrir le voyage ? C’est que vous êtes nuls en finances internationales. 243’’
23 – I’M sorry 2’29’’
16h..
Quand on évoque les Chroniques martienne on pense tout d’abord à son auteur, Ray Bradbury qui nous a quitté cette année allé rejoindre ses ancêtres peut-être vers la réintégration dans l’être divin. Qu’on doute à tord ou à raison de cette conjecture, elle s’érige en pilier central et dogme de la religion hindouiste.
En écrivant le roman fiction Chroniques Martiennes, Ray Bradbury a réalisé son Karma si l’on peut dire. Mais qu’entend-on par Karma et qu’elle est sa signification ?
Karma est passé dans le langage courant sans pour autant que nous en connaissions vraiment le sens. Et bien, c’est un terme sanskrit utilisé dans plusieurs religions orientales. Pour ces religions, la notion de karma désigne le cycle des causes et des conséquences liées à l'existence des êtres sensibles. Karma est la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera. Dans les religions ayant adopté les concepts de réincarnation ou de renaissance, les effets de ces actes karmiques sont censés se répercuter sur les différentes vies d'un individu, ce qui reste à prouver pour autant qu’il soit nécessaire d’apporter des preuves pour ce qui ressort du domaine de la spiritualité propre à chacun d’entre nous. En somme, pour la réalisation de notre destin humain et par-delà de notre destin spirituel, nos actes jouent un rôle fondamental. Ce qui signifie en clair aussi longtemps que nous n’atteignons pas l’état de contemplation constante du non-agir, aussi longtemps que la plus grande partie de notre vie est faite d’actions, ces actions ont par leur valeur un effet sur notre nature car elles nous transforment peu à peu en nous-mêmes, une constatation qu’on ne peut réfuter fussions-nous des onfraytistes acharnés. Ainsi Karma fait de notre être la résultante de nos actions passées. Au cours de notre vie, un certains nombre d’actions positives font qu’à notre mort nous sommes devenus une personne différente de ce que nous étions à la naissance. Ceci déterminerait le destin meilleur ou pire de nos vies futures cela jusqu’à la libération finale, instant où l’être incarné, perfectionné par ses actes, se libérerait en renonçant à toutes les vertus comme à tous les vices se plongeant dans l’océan du non-agir, se fondant dans l’être absolu que certain appellent le non-être selon la manière dont nous préférons envisager l’ultime substrat de l’univers cosmique. Ouf si vous êtes sur la route à l’écoute de Radio Albiges, lever le pied, soyez prudent au risque de vérifier les fondements de cette philosophie. 190’’
31 – A. Shankar 30’’ ……..puis en sourdine
Mais revenons au sujet qui nous échoit Le Karma et l’univers cosmique.
Ainsi, chaque être, vous et moi, est régie par une loi naturelle, par une nature morale vecteurs de tous nos actes. Chaque individu devrait remplir son rôle dans l’harmonie de la création devant se conformer en tout premier lieu à sa nature morale, au Dharma-s de son espèce, de sa race, de sa caste, précepte perçu comme la partie négative de la morale. Une fois que l’homme a remplie ses obligations, il peut par son comportement, par ses actes positifs, améliorer sa nature et se rapprocher de la libération. C'est-à-dire sufionner dans l’impersonnel, dans l’être cosmique. Il cesse alors d’exister en tant que simple chaînon d’une espèce menant ainsi à son terme l’effort de la lignée de ses ancêtres vers la réincarnation du divin.
Voilà un bref extrait d’une étude menée par Alain Daniélou puisé dans son ouvrage, « Les 4 sens de la Vie ».
Et pour en savoir davantage, et c’est très certainement inscrit dans votre Karma, faite une lecture approfondie de ce livre passionnant dont nous avons fait l’éloge lors d’une précédente émission. ET pour conclure sur un précepte Karmique voici un extrait des Upanishad référencées 4.4.5,
32 –vata …….en sourdine
Tel on agit, tel on se comporte, tel on devient.
Celui qui fait de bonnes actions devient bon.
Celui qui commet des crimes devient criminel.
Par des actions vertueuses on devient vertueux,
Par des mauvaises actions, on devient mauvais
Il a été dit que l’homme devient ce qu’il désir.
Sa volonté suit son désir,
Ses actes suivent sa volonté.
Il devient alors conforme à ses actes.
Finalement l’église catholique n’a rien inventée en la matière. Et dès la reprise de nos émissions en direct à partir du premier septembre, nous aborderons différents thèmes développés dans le livre d’Alain Daniélou à savoir :
Les quatre sens de la vie, Dharma le devoir, la vertu, la réalisation de soi sur le plan moral, Artha avec l’étude des biens matériels, la richesse, la réussite et le pouvoir, Les troisième et quatrième sens de la vie Kama et moksha puis une synthèse de la société indoue face au monde moderne enfin les 32 sciences et les 64 arts d’après la Shukra Niti. Vaste programme qui devrait faire des adeptes sinon de les interroger sur le sens profond de notre existence. A bon entendeur salut et bonnes vacances à tous. 182’’
33 – Mystic India 60’’
16h..
Toujours en quête de petites histoires et autre blagues absurdes où l’humour devrait être au rendez-vous, en voici une qui en vaut bien une autre et que j’ai trouvée par hasard sous une feuille de nénuphar.
Une jeune fille se promenait dans un parc lorsqu’elle entendit des gémissements
- Aidez-moi, aidez-moi, s’il vous plait…
En se penchant vers un buisson, elle aperçut une petite grenouille coincée sous une branche. Elle libéra la grenouille, l’a pris dans sa main …
La grenouille se mit à parler :
- Oh merci, mille fois merci mademoiselle. Pour vous prouver ma gratitude, vous n’avez qu’à me ramener dans votre chambre, puis vous me poserez sur votre oreiller, et demain matin je me serai transformée en un beau prince charmant.
La jeune fille fit ce que la grenouille lui proposa, l’emmena dans sa chambre, la posa sur son oreiller, puis s’endormit à ses côtés…Et le lendemain, comme convenu, le prince charmant était là, allongé près de la jeune fille !
Voilà ! Un vrai conte de fée ! Difficile d’y croire, n’est-ce pas ? Et bien sa mère non plus n’y a pas crue. 80’’
41 – Un jour 1’05’’
16h..
Si je vous dis Rap, la première idée qui vous vient à l’esprit c’est la forme d’expression vocale sur fond de musique hip-hop des années 70 qui a pris naissance aux USA. Le hip-hop est apparu dans le Bronx, un quartier de New-York. C’est un style à part entière qui a puisé ses sources dans le reggae, le blues et le jazz et dans d’autres genres musicaux. Si la musique Rapp en a bien copier les rythmes, elle en a oublier l’harmonie. On regrettera donc l’absence de lignes mélodiques accrocheuses et d’arrangement musicaux qui deviendront des tubes mais pourtant si présentes dans les genres dont elle est issue. Cependant, qu’on adore, qu’on déteste ou qu’on soit indifférent au Rap, le genre est incontournable, omniprésent sur les lecteurs MP3 et toutes les radios, à l’assentiment du plus grand nombre dans la tranche d’âge 5 – 25 ans. Et si vous avez entre 10 et 15 ans, alors le rap devient une religion avec ses codes gestuels et vestimentaires, ses références en terme de comportement cumulant paradoxalement une apparence plutôt triste où ce mêlent une bonne dose d’hédonisme et parfois d’héroïne à laquelle on ajoutera une forme d’expression contestataire. Mais voilà, tout ceci n’a rien de nouveau. Les conflits de générations n’ont pas attendu le Rapp pour exister. Les paroles des chansons rap n’ont rien de novatrice ni de révolutionnaire abordant dans un style trop violent et souvent vulgaire les thèmes intergénérationnels de l’amour, du sexe, du chômage, du racisme et de l’exclusion. Cette violence verbale est bien à l’image de notre société occidentale qui ne peut engendrer autre chose que la violence, les exclues n’ayant plu que le rap pour exprimer l’injustice sociale dont ils souffrent. Même les enfants favorisés et friqués de la bourgeoisie aisée adorent écouter et danser sur le rap même s’ils se font dépouiller de leurs vêtements et de leur I-phone à la sortie des lycées par d’autres adorateurs de rap qui n’ont pas eu la chance de naître avec une cuillère en argent dans la bouche. Si cette forme musicale à bien des égards, doit être défendue, ce qu’il faut censurer absolument ce sont les textes qui font l’apologie de la violence, du crime, de la drogue ou domine une forme de sexisme outrancier franchement écœurant. Le Rapp reste un genre musical mineur qui ne fera pas date dans l’histoire des arts et de la musique classique et du Jazz. Et c’est pourquoi je ne vous passerai pas de la musique Rap dans cette chronique musicale mais du Rock Brésilien qui vaut bien le rap. Brasiléro Rock. 197’’
51 – Brasilero Rock …….Jusqu’à 16h59
Ainsi va le monde. ►
S’achèvent ces chroniques impertinentes. ► Vous avez aimé ou détesté ► je serai heureux de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges, j’y répondrai quel qu’en soit la teneur. ► Les critiques sont toujours les bienvenues sachant qu’elles font apprécier les éloges.
99 – JINGLE GENERIQUE DE FIN (OK)