Le générique que vous entendez en ce moment est extrait de la musique des feux d’artifices royaux de Georg Fredrich Haendel, musicien allemand du 18ième siècle, contemporain du grand Jean Sébastien Bach, Haendel qui servit la cour anglaise pour le plus grand bonheur des mélomanes que nous sommes. Parce que cette musique est justement un générique, vous n’entendez généralement que les 15 premières secondes de cet air grandiloquent de la Water Music qui est une bourrée en espérant que vous ne le soyez pas si vous êtes au volant. 41’’
Continuer 60’’
Retour aux sources de la pop musique avec quelques vieux éléphants du showbiz américain. Simon & Garfunkel, Jimi Hendrix, Dolly Parton et autres ancêtres qui tiennent encore l’affiche. Jimi Hendrix n’aura vécu que 28 ans alors que sa notoriété traverse les âges comme les générations. Pour vous en convaincre, demandez à un ado de 16 ans qui est Thomas Jefferson ou Marc Antoine Charpentier, il vous regardera avec des yeux de merlan frit mort d’amour alors que Jimi Hendrix fera vibrer dans son œil torve et apathique, des paillettes d’admiration. En 2012, Jimi Hendrix s’érige tel le dieu de la guitare électrique et de la contestation hélas trop vite aller rejoindre ceux de l’olympe. Jimi Hendrix, un grand artiste détruit par l’alcool et la drogue comme tant d’autres, telle The Rose, Whitney Houston, etc. Hendrix n’aura écrit que quatre albums, une création suffisante pour influencer notablement la musique pop des décennies à venir, plus que jamais présente dans le hip-hop, le rap et autre fantaisies musicales bruyantes. Voilà ce qu’en pensait un certain Harvey Mandel, autre grand guitariste américain. « Je me revois attendant anxieusement de voir Jimi jouer de près car, pour l’avoir vu en concert, je pensais qu’il devait avoir un truc mystérieux construit dans sa guitare afin d’obtenir tous ces incroyables sons. J’ai vite découvert qu’en fait, il n’utilisait qu’une vieille guitare Stratcaster et des amplis Marshall. 105’’
51 – Hendrix magic 5’’ …. je garde le micro
Il avait quelques gadgets comme l’UniVibe, la Fuzz Face et la Cry Baby, mais tous ces articles électroniques rudimentaires étaient disponibles partout dans le commerce. La magie provenait uniquement de ses doigts».
Que choisir : If 6 was 9 ou Star Splander Banner ? Si ce ne sont pas les tubes qui manquent chez Hendrix, j’ai choisi pour vous une de ses meilleures compositions, l’indéboulonnable Hey Joe qu’avait repris notre star rock nationale, Johnny Halliday, un inconnu chez l’oncle Sam. Certains passent leur vie à courir après la notoriété alors qu’il suffit de quelques semaines à d’autres artistes pour la gloire. 46’’
52 – Hey Joe 3’29’’
Dans un genre très différent qui a aussi ses allures de légende, Simon & Garfunkel, duo passé à la postérité grâce à son talent mais aussi grâce au film culte américain « Le Lauréat » The Graduet en anglais, film interprété par deux géant du cinéma américain, Dustin Hoffman incarnant Benjamin dans le rôle principal et Anne Bancroft, celui de la redoutable et dévorante Miss Robinson.
Paul Simon et Arthur Garfunkel ont créé le duo « Simon & Garfunkel », style de musique pop aux influences folk. Ils comptent parmi les artistes les plus populaires des années 1970 au même titre que Jimi Hendrix ou les Beatles, même si en 2012, Simon & Garfinkel ne fait plus vibrer la jeunesse des banlieues alors qu’Hendrix s’érige en un dieu de la gratte électrique. Le couple Paul Simon et Arthur Garfunkel se sépare puis tombent dans l’oubli. 66’’
53 – Anji 10’’…. je garde le micro
Heureusement, leurs chansons sont encore très présentes dans nos esprits. Ce qui a fait leur style, c’est bien sûr le talent du compositeur Paul Simon mais aussi l’harmonisation de leur voix faisant de leurs compositions des airs de légende. Tout comme Jimi Hendrix à Woodstock, Simon & Garfunkel firent leur meilleur concert à Central Park en 1981, réunissant plus de 500.000 personnes. Ecoutons la chanson qui me semble caractériser le mieux ce duo avec Miss Robinson qui j’en suis assuré saura trouver en vous quelques vibrants échos des années 80. Pour les grands parents qui nous écoutent et qui n’avaient que 20 ans en 70, peut-être s’identifier pour les papis à Benjamin Braddock fraichement diplômé, héros du film en quête d’une première expérience sexuelle et pour les mamies qu’une libido farouche habite encore, de se comparer à la très sulfureuse Miss Robinson qui emporta, haut la main, la virginité du jouvenceau. La plastique de rêve d’Anne Bancroft aurait fait succomber les plus fervents défenseurs de la chasteté. Je dédie donc cette très rythmée et belle chanson à la très respectable église catholique qui ne voit dans le célibat de ses prêtres qu’une justification à son archaïsme inquisiteur et a ses idées mortifères d’un autre âge. Ne faut-il pas voir dans cette forme de contrition spirituelle, un acte de repentir eu égard aux immenses souffrances que cette même église a fait supporter à tant de peuples, cela pour la gloire d’un dieu qui n’est pas celui du Showbiz. Alléluai banzaï. Bon c’est vrai, je ne résiste pas à balancer quelques vannes impertinentes à l’égard de ceux et ce qui me dérangent. Simon & Garfunkel qu’on écoute maintenant avec Miss Robinson. 128’
54 – Miss Robinson 4’05’’
Dolly Parton, vous connaissez ? Peut-être ! Bien qu’elle soit pratiquement tombée dans l’oubli depuis des années. Elle a eu aussi ses heures de gloire dans les années 70. Dolly Parton est la chanteuse country par excellence avec des chansons très entraînantes venues du fin fond du Tennessee, US succès repris par Whitney Houston ou par les Whites Stripes. Dooly Parton a ce quelque chose d’accrocheur qui retient immédiatement l’attention. Sa voix de gamine aigue un rien éraillée qui lui confère tout son charme. En quand on parle de charme, elle n’en était pas dépourvu. A vingt ans, elle déplaçait les foules autant par son talent de chanteuse que par son physique de starlette hollywoodienne à l’image des égéries de Russ Meyer, le cinéaste qui aimait les actrices pourvues de très gros pare-chocs plus particulièrement quand ils étaient couverts de ces fameux tee-shirts mouillés singulièrement moulants. Pinup à faire zipper boutons et fermeture tout comme elle faisait tourner la tête des cowboys en rut. 75’’
55 – Flatt & Scruggs 10’’…. je garde le micro
Mais voilà, la beauté n’est pas éternelle et ce qui faisait le sex-appeal de Dolly Parton s’est un peu flétri avec les années. Ainsi, quand on devient vieux et ça nous arrive à tous, S.D.F. ou un multi milliardaire, notre corps se transforme indubitablement. Tout est encore à la même place sauf que ça prend des allures de tsunami épidermique. Ainsi, on peut voir dans cette inéluctable dégradation, une certaine forme de justice en ce bas monde. Les années passent pour tout le monde, chez les nantis comme chez les pauvres.
Et bien, que nenni les mamies ! Selon votre fortune plus ou moins grande, vous pourrez frapper à la porte des chirurgiens esthéticiens vous refaire le visage, le nez, les seins. Et le plus étonnant c’est que ces techniques sont tellement au point qu’une autre chanteuse, cette fois si bien française né en Bulgarie et naturalisé américaine, a si bien réussi son re-looking qu’elle parait 30 ans de moins. C’est le miracle de la chirurgie esthétique et de la science. Non ! Je ne plaisante pas. Il s’agit de Sylvie Vartan, chanteuse des années 70, blonde et belle gosse, qui devait embrasser la carrière de mannequin alors qu’elle avait choisi le Showbiz. Question de goût, question de bises pour être à l’aise. Ecoutons Dolly Parton, la reine de la country, dans Release Me et quand vous entendrez les premières notes, vous vous taperez sur les cuisses en disant : Mais oui, qu’est-ce qu’elle était chouette la p’tite chanteuse de country, et le country on aime en pays tarnais. C’est ça les traditions locales ! Here we go Maestro. 124’’
58 – Release 2’12’’
Enfin quatrième et dernier idole méconnue en France avec la chanteuse brésilienne Maria Bethânia Teles Veloso, dite Maria Bethânia. Elle est née à Santo Amaro dans l’État de Bahia le 18 juin 1946. Elle est quasi méconnue en France mais célébrissime au Brésil puisqu’elle est la deuxième artiste en termes de ventes de disques, la première dans le style MPB, avec 26 millions de copies écoulées. MPB est l’abréviation de Musica popular brasilera. Les Brésiliens lui ont donné le surnom d’Abelha-rainha, la Reine des abeilles en portugais à cause du premier vers de la chanson qui donne le nom au LP Mel (Miel) de 1979. Elle est considérée par beaucoup de brésiliens comme l'une des plus grandes chanteuses de l'histoire du Brésil. Elle est la sœur du chanteur-compositeur Caetano Veloso et de l'écrivain-poète Mabel Veloso. Comme on dit les chiens ne font pas des chats, le milieu dans lequel on se développe est le plus important facteur de réussite. 73’’
59 – Original Brasil 10’’…. je garde le micro
Maria Béthania a obtenu tous les prix, toutes les distinctions alors qu’elle est boudée en Europe peut-être parce que Joan Gilberto ou et Antonio Carlos Jobin lui font de l’ombre, pourtant Maria Béthania incarne aussi le brésil, la samba et la belle chanson. Voilà un préjugé exaspérant au même titre que les étrangers se font des français une image dégradante tout aussi cliché avec le béret sur la tête et la baguette sous le bras. Quoi qu’en nos campagnes reculées, cette image n’est pas exempte de vérité puisqu’il se vend en France plus de 2 millions de bérets par an et 320 baguettes par seconde. Finalement cette image du français franchouillard avec sa crêpe sur le crane et son pain sous le bras a bien des raisons d’exister. Mais revenons au Brésil et à sa magnifique chanteuse Maria Béthania. Elle a aujourd’hui 68 ans et a su garder toute la fraîcheur de sa jeunesse avec une voix chaude et envoutante comme son beau pays de Brésil dont on ne peut plus se passer dès lors qu’on y est allé. Ecoutons O Tempo e o Rio interprétée par Maria Béthania. 87’’
60 – O TEMPO ET O RIO 3’13’’ …….Jusqu’à 16h59
Ainsi va le monde.
S’achèvent cette chronique impertinente. Que vous ayez aimé ou détesté est bien le cadet de mes soucis, même si je suis impatient de lire vos observations en me contactant par l’entremise de Radio Albiges, j’y répondrai quel qu’en soit la teneur. Les critiques sont toujours les bienvenues quoi qu’elles ne fassent pas franchement plaisir.
99 – JINGLE GENERIQUE DE FIN (OK)